Intervention sur des bâtiments inscrits au Patrimoine

Programme : Voyage d’étude «Tourcoing, Roubaix, Croix & Dunkerque. Le patrimoine industriel : conservation, démolition, réinvention ?»

Visiteurs : Association Architectura & Amicitia (15 pers), Les Pays Bas

Date : 2016

Financement : Fonds et propres et Association Architectura & Amicitia

Mission : Programme des visites / Organisation logistique / Coordination sur place

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Où ?

Tourcoing, Roubaix, Croix et Dunkerque

Quoi ?

Deux jours  de visites, conférences et rencontres à destination d’architectes professionnels néerlandais.

A&A est une association qui réunit des professionnels architectes.  Elle a pour mission d’organiser des activités alliant intérêt et plaisir dans le champ de l’architecture. Et ce, à travers des voyages d’étude dans les Pays-Bas et à l’étranger, des formats hors nomes (24h d’architecture à New York, Berlin,…), des débats, des rencontres, des expositions et des publications (Revue Forum). Existant depuis 1855, de nombreux architectes néerlandais de références en ont été membres : Cuypers, de Klerk, de Bazel, Kramer, Berlage, Duiker, Rietveld, Stam, Dudok, Bakema, Van Eyck, Hertzberger… L’association compte encore toujours des professionnels de renom dans leur pays et à l’international (Floris Allkemade, Jo Coenen, Sjoerd Soeters, Paul Diederen & Bert Dirrix…).

Comment ?

L’histoire de la Métropole de Lille, liée à celle de l’industrie textile, a laissé un patrimoine architectural exceptionnel. Roubaix et Tourcoing sont les principaux acteurs de cette histoire. Et ce territoire devint au XIXe siècle la plus grande région productrice de textile après Manchester et le sud du Lancashire. Au milieu des années 70, ces villes traversèrent de nombreux défis liés à la désindustrialisation. Démolitions massives puis rénovation de bâtiments prestigieux en équipements publics modelèrent le paysage. Avec un enjeu urbain complémentaire, celui de régénération des quartiers avoisinant cet héritage bâti.

 

A Dunkerque, c’est le port qui constitue l’héritage industriel. A la fin du XIXe siècle, la Chambre de Commerce et d’Industrie veut en faire  la principale force économique nationale. Il devient 3e port français après Marseille et Le Havre. Mais la seconde guerre mondiale stoppe abruptement cet effort. Investissement nationaux et force de travail firent des 30 années suivantes des années de gloires. Les années 80 amenèrent la fermeture des principaux sites. Pour les élus, le choc marqua le moment de l’analyse urbaine. Ils créèrent la Communauté Urbaine de Dunkerque, l’agence  d’urbanisme et gagnèrent un concours international de planification urbaine.

 

A propos de la singularité Dunkerquoise: « Si aucune figure de science exacte ne peut valablement ponctuer cette litanie événementielle [guerre, crises…] , il est évident qu’une société ainsi soumise à une règle de contraction rétraction, de développement et destruction affectant chaque génération l’une après l’autre, ne peut formuler ses projections sans la conscience de l’éphémère. Sans circonscrire à cette idée l’histoire contemporaine du territoire, on y décèlera pourtant des constantes : un caractère d’urgence et l’empressement à réaliser ; le souci de maîtriser son destin, des projections maximalistes et une faible considération rétrospective… » (William Maufroy, Directeur du Centre de la mémoire urbaine de Dunkerque agglomération)